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Des étudiants se mobilisent pour le développement de S.O.S Amitié

Un projet porté par une centaine d'étudiants en journalisme et communication de l'ISCPA.

Publié le 13/11/2014 à 03:04

Une centaine d'étudiants en journalisme et communication de l'ISCPA (Institut Supérieur des Médias se mobilisent pour recueillir les 30 000 € nécessaires à l'ouverture d'un nouveau centre d'écoute dans le nord de Paris pour l’association S.O.S Amitié.

 

L'association, qui assure une présence 24h/24 toute l'année, manque de moyens, et les 1 600 écoutants de S.O.S Amitié ne peuvent répondre aujourd'hui qu'à 1 appel sur 4. Ce nouveau centre d'écoute permettra de recevoir 10 000 appels de plus dès la première année.

 

Les étudiants de communication de l'ISCPA ont en charge la création et la mise en œuvre d'une campagne de récolte de fonds destinées à l'ouverture du nouveau centre d'écoute, tandis que les étudiants en journalisme, celle de la réalisation de plusieurs reportages en immersion, des portraits et des micros-trottoirs.

 

La fondation RATP, 2ème partenaire de S.O.S Amitié sur ce projet, offre une mise à disposition de 650 espaces d'affichage dans le métro parisien du 26 janvier au 1er février (campagne d'affichage d'une valeur de 30 000 €). 50 étudiants en deuxième année de communication de l'ISCPA concourent actuellement à la création de l'affiche finale qui sera sélectionnée par les différents partenaires.

 

« Cette campagne d'affichage à objectif de don est un challenge pour les étudiants » précise Nathalie Raveau, directrice des études de la filière communication. « Elle a pour objectif de sensibiliser le grand public et d'apporter une visibilité optimale aux vertus de l'écoute. »

 

« Je suis admiratif devant la prise de conscience de ces étudiants et leur mobilisation pour aider S.O.S Amitié à remplir pleinement sa mission de prévention du suicide et de lutte contre la solitude. Cette jeunesse apporte à S.O.S Amitié, qui a plus de 54 ans d'existence, une formidable énergie et une innovation prometteuse. » souligne Maxime Bonin, président de SOS Amitié Paris Île-de-France.

 

S'inspirant de l'existence des Samaritans en Angleterre, la première association S.O.S Amitié a vu le jour à Boulogne-Billancourt en 1960. Aujourd’hui, S.O.S Amitié est une Fédération de 45 associations régionales regroupant 50 postes d'écoute téléphonique, dont une dédiée à l'écoute par internet. Cependant, avec 676 000 appels reçus en 2013 et 1 600 bénévoles qui se relaient 365 jours par an, 24/24h, l’association n’arrive à répondre qu'à 1 appel sur 4.

 

Les deux premières causes des appels sont la souffrance psychique (42%) et la solitude (38%). La tranche d'âge dite active (25-65 ans) représente 87 % des appels. Les jeunes seulement 4% pour le téléphone mais 44% pour le tchat (ouvert 4 heures par jour seulement alors que 20 % des appels tchat évoquent le suicide. Le suicide reste la 1ère cause de décès chez les 25-34 ans et la 2ème chez les 15-24 ans. Chaque année, 10 500 personnes meurent par suicide.

 

(Crédits photos : CC BY 2.0 - Frédéric Bisson)

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extrait

Pourquoi le travail conduit-il certains d'entre nous à se suicider ? Que signifient ces actes, quel message adressent-ils à ceux qui restent ? Que s'est-il passé dans le monde du travail pour que des suicides soient perpétrés jusque sur les lieux du travail ? En quoi consistaient les protections qui permettaient naguère de conjurer ce fléau ? Que faire après un suicide ? Quelles investigations convient-il de mettre en oeuvre pour élucider les étapes du processus conduisant à la mort ? Quelles transformations de l'organisation

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Editeur : puf

Genre : conditions de travail

Langue : français

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