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Le point de vue des étudiants sur la compétitivité des entreprises en France

Un sondage réalisé par l’Ifop pour Consult’in France.

Publié le 07/07/2016 à 04:25
La compétitivité des entreprises françaises recule depuis 15 ans. Il est devenu urgent d’accentuer les réformes et d’en convaincre les responsables politiques. A cette fin, Consult’in France- Syntec Stratégie et Management prépare actuellement un ouvrage au titre évocateur : « #Accélérer ! L’entreprise moteur de la compétitivité France ».
 
Les 5 chapitres qui le composent s’appuient sur trois sondages exclusifs Consult’in France et Ifop effectués auprès de dirigeants d’entreprises, d’associés de cabinets de conseil et d’étudiants de Grandes Ecoles et d’Universités sur le thème de la relance de la compétitivité en France.
 
Les étudiants et les jeunes créateurs de start-ups sont plutôt pessimistes dans leur vision de la compétitivité des entreprises en France. Ainsi, plus de 2/3 des étudiants et des jeunes startupers jugent que la compétitivité ne s’est pas améliorée en 5 ans, mais qu’elle s’est plutôt maintenue ou détériorée.
 
Comment les étudiants et créateurs de start-ups perçoivent-ils l’évolution de la compétitivité en France depuis 5 ans ?
 
Avec 66% des Etudiants (grandes écoles de commerce, d’ingénieurs et universités) et 70% des dirigeants de start-ups sondés c’est plus des 2/3 d’entre eux qui jugent que la compétitivité ne s’est pas améliorée en 5 ans, mais qu’elle s’est plutôt maintenue et même détériorée.
 
Le TOP 5 des principaux freins à la compétitivité pour les étudiants et créateurs de start-ups
 
Le coût de la main d’œuvre constitue une source de préoccupation majeure pour les dirigeants de start-ups (45%) et arrive à égalité avec la fiscalité et des charges sociales. L’excès de réglementation (37%) arrive au 3ème rang de ce Top 5 des freins à la compétitivité.
 
La surprise de ce sondage : la disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée, atout traditionnel de la France, apparaît désormais comme une faiblesse majeure pour l’ensemble des dirigeants de start-ups : 26%.
 
Pour les étudiants, observateurs externes, le constat est clair : la fiscalité et les charges sociales (75%) ainsi que l’excès de réglementation (54%) forment le duo de tête des freins à la compétitivité. Le coût de la main d’œuvre arrive pour eux en 3ème position de leur Top 5.
 
Ils semblent également conférer une plus grande importance que les chefs d’entreprises aux problématiques de dialogue social, de procédures et coûts de licenciement.
 
Si les perceptions divergent légèrement entre les différents observateurs sur les freins à la compétitivité, elles appellent clairement à une accentuation des réformes de la fiscalité et du marché du travail.
 
Pour ce sondage Consult’in France et Ifop, 854 personnes ont été interrogées entre mars et avril 2016 : 398 étudiants, 180 associés de cabinets de conseils et 276 dirigeants qui se répartissent ainsi (1/3 de dirigeants de start-ups, 1/3 de dirigeants de PME/ETI, 1/3 de dirigeants de grands groupes).
 
Consult’in France regroupe 85 cabinets, représentant près de 70% du marché du conseil en stratégie et management en France (plus de 5 Milliards €). Il rassemble des sociétés très diversifiées, tant par leur taille que par leur domaine d’expertise, qui interviennent auprès des entreprises du secteur privé et public.

(Crédits photos : CC BY 2.0 - Jean-Louis Zimmermann)
auteur

   

extrait

La " compétitivité " est devenue omniprésente dans le discours public. Ce slogan ne s'applique plus exclusivement à des entreprises : les territoires, notamment les Etats-nations, doivent dorénavant être compétitifs. Ainsi, cette notion, inspirée par le vocabulaire managérial, a été transposée dans le discours de nos élus. Cette injonction à la performance s'applique à tous les aspects de la société et influence l'aménagement du territoire et la politique économique.

Auteur : Ardinat, Gilles (Auteur)

Traducteur :

Editeur : puf

Genre : essais de sociologie

Langue : français

Date de parution : 04/09/2013

Total pages :