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Nouveaux rythmes scolaires : François Testu salue des avancées

Un premier communiqué du président de l'ORTEJ (Observatoire des rythmes et des temps de vie de l'enfant et du jeune).

Publié le 23/10/2014 à 10:32

Les nouveaux rythmes scolaires sont entrés en application au primaire dans toutes les écoles à la rentrée 2014. Pour tenter d'évaluer les efforts mis en œuvre depuis les grandes annonces de refondation de l’école en 2012, avec Vincent Peillon, une association avait vu le jour en mai 2014.

 

L’ORTEJ (Observatoire des rythmes et des temps de vie de l'enfant et du jeune) regroupe en son sein des membres de Jeunesse Au Plein Air (J.P.A) des personnes qualifiées, des associations et des syndicats. Son objectif principal : encourager et développer les échanges autour des rythmes de vie et des besoins éducatifs des enfants et des jeunes tout en discutant des réformes mises en place. A la tête de ses soixante-et-un membres, on retrouve François Testu, chronopsychologue et spécialiste des rythmes de l’enfant.

 

Dans un communiqué repris par la FCPE, l’ORTEJ a fait part de « sa satisfaction de constater, d'une part, que dans la majorité des écoles de France, les enseignements se répartissent sur 9 demi-journées et, d'autre part, que les journées sont ‘dédensifiées’. Ce faisant, les rythmes de l'enfant sont mieux respectés et l'efficacité des enseignements est renforcée. Seules des évaluations objectives confirmeront (ou infirmeront) cette hypothèse.

 

Le premier objectif de la réforme des rythmes scolaires -proposer des emplois du temps scolaires journaliers et hebdomadaires plus adaptés aux enfants et plus efficaces pour les apprentissages- est en partie atteint. »

 

Et d’ajouter que « Le second objectif a ouvert un vaste chantier qu'il convient, malgré certaines difficultés, de mener à son terme. Il s'agit de faire des temps ‘libérés’ des temps de loisirs éducatifs accessibles à tous. Parents, animateurs, responsables associatifs, politiques, enseignants... les adultes doivent être plus que jamais des éducateurs.

 

Il convient maintenant de poursuivre la mise en place de la réforme des rythmes scolaires et d'apporter d'importants ajustements là où les recommandations de l'ORTEJ, s'appuyant sur les travaux des chronobiologistes et des chronopsychologues mais aussi des pédagogues, ont été ignorées.

 

A ce sujet, nous rappelons ces recommandations déjà formulées en mai 2014 :

 

- La durée du temps scolaire journalier doit être plus courte.

 

- Le temps scolaire hebdomadaire doit être réparti sur 9 demi-journées. Le vendredi après-midi doit exclusivement être réservé aux enseignements. En effet, plus la coupure du weekend est longue, plus la reprise des apprentissages scolaires est difficile. De plus, si tel n'était pas le cas, les activités complémentaires de l'école n'étant pas obligatoires, la coupure du week-end se ferait ressentir encore plus longtemps (lundi, mardi matin) et plus négativement (fatigue, performances scolaires plus faibles).

 

- Toutes les petites vacances, doivent durer deux semaines. Il a été montré que seul un minimum de deux semaines de vacances permet le repos et la détente.

 

Leur ignorance conduit à des effets contraires à ceux recherchés par la mise en place de nouveaux aménagements des temps éducatifs. Aussi convient-il de rappeler à nouveau aux différents acteurs de la réforme que quatre conditions doivent être impérativement être respectées :

 

-Refuser que les temps d'activités périscolaires (TAP) soient proposés uniquement le vendredi après-midi si les élèves sont en congé le samedi matin.

 

-Respecter prioritairement la pause méridienne.

 

-Différencier les maternelles de l'école élémentaire.

 

-Développer une réelle politique d'évaluation chronobiologique et chronopsychologique des aménagements mis en place.

 

- Sensibiliser les différents acteurs. »

 

Rappelons qu’avant même l’entrée en application de la réforme des rythmes scolaires, en septembre 2013, François Testu et Marcel Rufo (pédopsychiatre) sont intervenus dans le plan de communication de l’Education nationale. Ils jugeaient alors que « cette réforme devrait améliorer les conditions de réussite de tous les élèves et renforcer leur plaisir d’apprendre. »

 

 
L'avis de Marcel Rufo sur les nouveaux rythmes... par EducationFrance

 

Pour le syndicat SNUipp-FSU, « la situation n’est pas satisfaisante. Le sujet des rythmes n’est donc pas à enterrer. Ni réussite formidable, ni chaos généralisé, les écoles vivent une grande diversité de situations, mais une diversité synonyme aussi d’inégalités.

 

Et c’est bien là le problème de fond de cette réforme, problème que le syndicat avait pointé dès le début en dénonçant un cadre réglementaire et financier inadapté à toutes les écoles.

 

La nature et la qualité de la mise en œuvre varient selon les inégales capacités matérielles des communes. Résultat : ici des projets intéressants, là des projets décevants, ailleurs des organisations défaillantes.»

 

(Crédits photos : CC BY 2.0 - MIKI Yoshihito)

auteur

   

extrait

A l'heure où la France connaît un vif débat sur la durée de la semaine à l'école et alors que pédagogues, parents, décideurs institutionnels s'expriment abondamment sur les « rythmes scolaires », aucune équipe de recherche n'est mandatée pour réfléchir à cette thématique. C'est pour pallier ce manque que François Testu et son équipe présentent dans ce livre un ensemble de données scientifiques (émanant de travaux de chronobiologie et de chronopsychologie), d'études de terrain et de propositions concrètes visant à concilier

Auteur :

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Editeur : elsevier-masson

Genre : rythmes scolaires

Langue : français

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