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Les compétences numériques constituent une assurance contre le chômage

Selon une étude conduite par l’OCDE.

Publié le 23/07/2015 à 12:04

Dans une publication du début du mois de juillet 2015, l’OCDE s’est intéressée aux liens qui peuvent exister entre le niveau de compétence dans la maîtrise des outils et interfaces numériques et la possibilité d’être au chômage. Le résultat est très clair : plus on a de compétences numériques, moins on a de possibilité de se retrouver sans emploi.

 

Plus exactement, « le fait d’atteindre les niveaux les plus élevés de compétences en résolution de problèmes à l’aide des TIC (technologies de l’information et de la communication) augmente la probabilité d’être actif, pour un adulte, de 6 points de pourcentage par rapport aux individus se situant aux niveaux les plus faibles dans ce domaine, même après contrôle de différents autres facteurs, tels que l’âge, le sexe, le niveau de formation, le niveau de compétences en littératie et en numératie, et l’utilisation de la messagerie électronique dans le cadre privé. »

 

En revanche, les adultes sans expériences dans les TIC ont moins de possibilité d’être actifs et, quand ils ont un emploi, ce dernier est moins bien rémunéré. La capacité à utiliser les appareils et les applications TIC pour accéder à l’information, la traiter et résoudre des problèmes est devenue essentielle.

 

« Dans tous les pays, c’est parmi les adultes sans expérience dans l’utilisation des TIC que le taux d’activité est le plus faible : seuls 47 % d’entre eux sont actifs, contre 90 % des adultes ayant atteint les niveaux les plus élevés de compétences dans l’utilisation d’appareils numériques pour la résolution de problèmes (soit le niveau 2 ou 3 dans l’Évaluation des compétences des adultes) et 76 % des adultes ayant un niveau très faible de compétences dans ce domaine (soit ceux se situant sous le niveau », constate l’OCDE.

 

 

Mais, dans certains pays, les différences sont encore plus marquées. « C’est en Angleterre/Irlande du Nord (RU), en Irlande, en Norvège et aux Pays-Bas que l’avantage que procure le fait d’avoir un meilleur niveau de compétences en résolution de problèmes à l’aide des TIC est le plus prononcé en termes de taux d’activité. En Angleterre/Irlande du Nord (RU) et en Irlande, le taux d’activité des adultes atteignant le niveau 2 ou 3 dans l’évaluation est ainsi supérieur de 17 points de pourcentage à celui des adultes se situant au niveau 1 ou en deçà, après contrôle d’autres facteurs. En Norvège, la différence de taux d’activité entre ces deux groupes s’établit à 11 points de pourcentage. »

 

S’ajoute à cela que « les actifs occupés sans expérience dans l’utilisation des TIC ont une rémunération horaire inférieure de 18 %, en moyenne, à celle des actifs occupés se situant sous le niveau 1 de compétences dans l’évaluation. » A contrario, l’utilisation fréquente des TIC dans le cadre professionnel se retrouve associée à une meilleure rémunération.

 

Toutefois, « l’utilisation des TIC dans le cadre professionnel semble varier entre les pays. Dans les pays nordiques, environ 80 % des adultes utilisent ainsi un ordinateur dans le cadre professionnel, tandis qu’ils ne sont qu’environ 55 %, voire moins, dans ce cas en Espagne, en Fédération de Russie, en Italie, en Pologne et en République slovaque. »

 

En conclusion, « la capacité à accéder à l’information et à la traiter à l’aide des TIC représente une compétence essentielle dans nos économies modernes de plus en plus fondées sur le savoir. Une meilleure maîtrise de ce  type de compétences est récompensée par une plus forte probabilité d’être actif, et l’utilisation plus fréquente des TIC dans le cadre professionnel, par une rémunération plus élevée que celle observée parmi les adultes présentant le même niveau de compétences en littératie et en numératie, mais moins compétents dans ce domaine spécifique ou utilisant moins fréquemment les TIC. »

 

(Crédits photos : CC BY 2.0 - eGuidry)

extrait

" tout à fait ", " revisiter ", " c'est clair ", " j'ai envie de vous demander ", " juste ", " c'est surréaliste "... dans la rue, sur les ondes, sur les chaînes, au travail, chez des amis et parfois... chez nous aussi, ces expressions nouvelles et galvaudées irritent mais se répandent comme des virus.Effet de mimétisme, assurément ; effet de mode aussi, car ces formules souvent s'éteignent pour être aussitôt remplacées.Avec le style enlevé qui le caractérise, notamment dans sa chronique sur France Inter, Frédéric Pommier

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