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77% des Français favorables à une épreuve portant sur le numérique baccalauréat

Selon un sondage réalisé par l'Ifop au profit de la société SQOOL.

Publié le 15/06/2016 à 02:23

Le déploiement du numérique à l’école s’accélère et les Français commencent à se faire à cette nouvelle réalité. Conscients que la maîtrise du numérique favorise une meilleure insertion professionnelle, ils plébiscitent la formation de leurs enfants et une validation des acquis numériques au brevet comme au bac.

 

Une évolution des mentalités qui se confirme aussi au niveau des examens puisqu’une majeure partie des Français est favorable à l’introduction du numérique pour les épreuves du bac et du brevet mais également lors des révisions estivales de leurs enfants.
 

A quelques jours des premières épreuves du bac 2016, SQOOL, solution d’e-éducation française, et l’Ifop se sont penchés sur le regard des Français sur le numérique à l’école.

 

• Les Français sont largement favorables à la mise en place d’une épreuve validant les acquis numériques au bac (77%) et au brevet (70%) ;

 

• Plus de 2/3 des parents ayant des enfants en âge de passer le bac (67%) sont favorables au passage des épreuves sur des supports numériques et à ce que les corrections soient faites par les enseignants via ces mêmes canaux ;

 

• La fin des cahiers de vacances classiques ? 62% des parents d’enfants âgés de 3 à 17 ans sont prêts à les remplacer par des supports numériques pour faire réviser leur progéniture ;

 

• ...des supports numériques qui sont, enfin, pour 68% des sondés, un bon moyen de maintenir le lien entre l’école et l’élève pendant les vacances scolaires.

 

Vers un baccalauréat plus numérique ?

 

Alors que plus de 690 000 lycéens se présenteront mercredi à la 1ère épreuve du baccalauréat 2016, le sondage SQOOL révèle que 57% des parents d'enfants scolarisés (âgés de 3 à 17 ans) sont favorables à l’utilisation de supports numériques par les élèves lors du passage des épreuves du bac ainsi que pour leur correction par les enseignants. Ce chiffre atteint 67% pour les parents d’enfants en âge de passer le bac.

 

Si la population française est globalement partagée sur le sujet (48% d’opinions favorables), l’adoption de nouvelles pratiques numériques pour le bac est plus marquée chez les hommes (56%) que chez les femmes (41%), qui manifestent plus de frein au passage au numérique. Une position des femmes plus réfractaire à la transformation numérique que le sondage met d'ailleurs en lumière sur tous les sujets abordés.
 

Conscients de l’importance de la maîtrise du numérique pour les futures générations afin d’accéder aux métiers de demain, 77% des sondés estiment utile la mise en place d’une nouvelle épreuve au bac permettant d’évaluer les acquis numériques des élèves. Pour 27% d’entre eux, cela apparaît même comme indispensable et cela vaut indifféremment pour toutes les CSP, l’enjeu étant compris de tous. Dans le cadre du brevet, 1 Français sur 2 (50%) juge cette nouvelle épreuve utile et 15% la considèrent comme indispensable.


 

Ces résultats confirment la maturité des Français quant à la nécessité de se projeter dans l’avenir et de passer à l’ère du numérique à l’école, véritable atout pour la réussite des élèves. D’ailleurs, selon un sondage Syntec Numérique – Odoxa (Février 2015) consacré à la perception des Français sur l’e- éducation, 87% des personnes interrogées considérent que l’apprentissage du numérique permet de former les élèves aux compétences indispensables pour trouver un emploi. Ils sont également plus de 6 Français sur 10 (65%) à estimer que le numérique redonne le goût de l’apprentissage en modernisant les pratiques pédagogiques.

 

Le numérique pour maintenir le lien avec l’école durant les vacances ?

 

Avec plus de 4 millions de cahiers de vacances vendus chaque année en France, nombreux sont les parents qui décident de prolonger l’école pendant l’été. Multi-équipés en smartphones, tablettes, ordinateurs, les Français semblent de plus en plus enclins à changer leurs habitudes en privilégiant les révisions estivales sur des supports numériques.

 

La majorité des parents d’enfants âgés de 3 à 17 ans se considèrent prêts à sauter le pas (57%). Cette intégration du numérique pour réviser sur son lieu de vacances est envisagée plus volontiers à partir du collège (68%) et du lycée (73%).

 

Plus généralement, près de 7 Français sur 10 (68%) considèrent que le numérique est un bon moyen de maintenir le lien entre l’école et les élèves pendant les vacances scolaires. Ce rôle positif des outils et activités numériques qui, tel un fil rouge, entretiennent le lien avec l’école est plus évident encore pour les parents d’enfants âgés entre 11 et 18 ans (79%).
 

Ce sondage a été réalisé du 30 mai au 1er juin 2016 auprès d’un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas (sexe, d’âge et catégorie socioprofessionnelle) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

(Crédits photos : CC BY SA 2.0 - Packet Life)

extrait

A partir de 1977, la révolution pédagogique liée à l'emploi massif, au sein du système scolaire français, des technologies de l'information et de la communication ainsi que d'Internet, a suscité un " imaginaire éducatif " pour qui les TIC allaient résoudre le problème de l'inégalité d'accès aux connaissances. L'étude de trente années de discours officiels des ministres, de la haute hiérarchie pédagogique, d'élus locaux, et de textes de responsables d'associations de parents d'élèves ainsi que d'une minorité d'enseignants

Auteur : Daniel Moatti (Auteur)

Traducteur :

Editeur : pu de dijon

Genre : nouvelles technologies de l'information

Langue : français

Date de parution : 09/11/2010

Total pages :