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Le débat sur l’évaluation des élèves se poursuit

La ministre Najat Vallaud-Belkacem est venue devant le Conseil supérieur de l'éducation.

Publié le 09/10/2014 à 10:12

La grande concertation lancée autour de l’évaluation des élèves par Benoît Hamon a bien été reprise par Najat Vallaud-Belkacem. Cette dernière est venue, mercredi, devant le Conseil supérieur de l'éducation à l’occasion de la présentation d’une première contribution.

 

Pour l’instant, cinq questions principales sont mises en discussion : les formes d’une évaluation au service des apprentissages des élèves, l’information donnée aux familles, la place de la notation, les moments de l’évaluation dans les parcours, et le rôle de l’évaluation dans les choix d’orientation et les procédures d’affectation.

 

Najat Vallaud-Belkacem a inscrit le chantier de l’évaluation des élèves dans le cadre des grandes réformes pédagogiques en cours : nouveau socle commun, nouveaux programmes de l’école primaire et du collège, réforme du collège. Elle a rappelé qu’il n’y aura pas de meilleurs apprentissages pour les élèves sans des modalités d’évaluation qui les motivent à plus et mieux apprendre, qui les motivent à progresser.

 

Dans son discours prononcé devant le Conseil supérieur de l'éducation, la ministre a assuré qu'« Il n’y aura pas de meilleurs apprentissages pour les élèves sans des modalités d’évaluation qui les motivent à plus et mieux apprendre, qui les motivent à progresser. Le débat est complexe et il est de notre responsabilité qu’il ne soit pas caricaturé.

 

Il ne s’agit pas de supprimer les notes du système scolaire français, ni d’interdire les zéros. Ne peut-on pas parler en France de la nécessité, parfois, de noter autrement, ne peut-on pas s’interroger sur les usages faits de la note, ne peut-on pas interroger le sens de la moyenne et des moyennes de moyennes, ne peut-on pas valoriser le rôle joué par les appréciations, sans avoir à affronter un procès d’intention en laxisme ?

 

S’il faut le répéter, répétons-le : il ne s’agit pas de bannir l’effort de l’école et de renoncer à la promotion d’une élite. Notre École doit encourager ceux qui réussissent tout comme elle doit permettre à ceux qui ne réussissent pas de réussir. Il s’agit de faire réussir tous les élèves. Plus la base de ceux qui réussissent est large, plus il y a de chance que l’élite soit socialement juste.

 

S’il faut le répéter, répétons-le : il ne s’agit pas de casser le thermomètre. Il s’agit de construire un thermomètre qui ait plus de sens et qui dise plus de choses. Il s’agit de penser un système d’évaluation qui crée les conditions de l’acquisition des savoirs fondamentaux par tous les élèves. La participation, l’estime de soi, la motivation sont des facteurs qui contribuent directement à l’élévation du niveau des élèves.

 

La démarche de la Conférence nationale sur l’évaluation des élèves, initiée par Benoît Hamon, est une démarche inédite qui a pour objectif d’embarquer dans le débat enseignants, élèves, parents d’élèves, et la société dans son ensemble.

 

Nous ne construirons une politique d’évaluation des élèves qui ait du sens et que les enseignants, les élèves comme les parents d’élèves s’approprieront qu’en en définissant collectivement les contours. Qu’en comprenant par un débat transparent et ouvert nos points de consensus et de dissensus. »

 

Les noms des 30 membres du jury de la Conférence nationale sur l’évaluation des élèves, dont Etienne KLEIN assure la présidence, seront connus d’ici la fin de la semaine. Quant aux journées de l’évaluation, elles devraient se tenir les 11, 12 et 13 décembre prochains à Paris.

 

(Crédits photos : CC BY 2.0 - Jean-Pierre Dalbéra)

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extrait

Après le colloque " Evaluer l'évaluation " qui s'est tenu en novembre 2008, l'Iréa a poursuivi ses recherches sur la pratique de l'évaluation au sein de l'éducation. Cet ouvrage s'inscrit dans une actualité vive avec, en particulier, la mise en place des évaluations organisées à l'école primaire. Bien loin d'une évaluation formative, devant favoriser les progrès des élèves et faisant partie de leur formation, le système actuel connaît une inflation d'examens. Autour de quatre tables rondes, une douzaine d'intervenants

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Editeur : le manuscrit

Genre : évaluation en éducation

Langue : français

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