connaissances

Les sciences en marche

Une grande marche pour la défense de l’Enseignement Supérieur et la Recherche.

Publié le 03/10/2014 à 12:15

Le mouvement « Sciences en marche » est né en juin dernier, avec l’idée de mettre en place « une grande marche pour la défense de l’Enseignement Supérieur et la Recherche ». Depuis, cette initiative ne cesse d’essaimer partout en France.

 

Face à la situation de l’emploi et des financements de la recherche et de l’enseignement supérieur, de nombreux chercheurs ont décidé de se mobiliser et de faire entendre leur voix. Alors que nous sommes dans une société de plus en plus complexe, les sciences seraient pourtant délaissées. Un paradoxe, à leurs yeux.

 

« Le potentiel de recherche et d’enseignement supérieur du pays devrait jouer un rôle clé dans l’amélioration de la compétitivité de notre économie » alors que nous sommes en situation de crise économique.

 

« Pourtant, dans les laboratoires, les départements universitaires, la situation devient intenable. Beaucoup de chercheurs n’ont plus les moyens de travailler efficacement. La généralisation des CDDs à court terme, alliée à la faiblesse des débouchés industriels dans de nombreuses disciplines, détourne les jeunes des formations et des métiers de la recherche », constate le comité d’organisation de Sciences en Marche.

 

Pour changer la donne, trois mesures sont proposées : « 1) mettre en œuvre un plan pluriannuel ambitieux pour l’emploi statutaire à tous les niveaux de l’ESR [l’Enseignement supérieur et la Recherche], 2) renforcer les crédits de base des laboratoires et des universités, 3) Reconnaitre le doctorat dans les conventions collectives. Faciliter l’emploi des docteurs, et la diffusion de la culture scientifique, dans les entreprises et la haute fonction publique. »

 

Afin de se faire entendre, le mouvement « Sciences en marche » organise « une grande marche convergeant sur Paris à l’occasion de la fête de la science, du 27 septembre au 18 octobre 2014. Elle impliquera chaque laboratoire et université, chacun participant à la mesure de ses possibilités. »

 

Sylvie Bonnet, président de l’Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques (UPS), qui soutient ce mouvement, assure de son côté que les sciences sont moins enseignées dans le secondaire qu’auparavant. Interrogée par Olivier Rollot, elle parle d’ « une diminution de 20% de l'horaire de mathématiques et physique-chimie sur le cycle terminal : 800 heures jusqu'en 1995, 640 heures depuis 2013. Au total nous estimons que les élèves ont perdu une année entière d’enseignement des sciences par rapport à la fin des années 90. » Charge alors à l’enseignement supérieur de combler les manques des étudiants qui arrivent en prépa ou en fac. 

 

(Crédits photos : CC BY 2.0 - Mars P.)

auteur

   

extrait

Et si la méthode globale et ses variantes à l'école, l'évaluation par compétences (LPC), le B2i au collège, les TICE, les heures d'accompagnement personnalisé, les tutorats, les stages-passerelles et le tronc commun au lycée. n'étaient pas la planche de salut annoncée mais une regrettable et dispendieuse cacophonie?? Parents, enseignants, ministère, "?experts?" sont au chevet du malade. Et si l'école était simplement exsangue de cet acharnement à tout vouloir réformer, comme l'étaient les patients de Diafoirus dans

Auteur :

Traducteur :

Editeur : publibook

Genre : pedagogie pour l'education

Langue : français

Date de parution :

Total pages :