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La baisse du salaire des enseignants se poursuit

La faute aux réformes des retraites.

Publié le 07/01/2016 à 02:15
Le mardi 26 janvier 2016 sera un nouveau jour de grève au sein du monde de l’enseignement. Si ce mouvement a d’abord pris naissance dans la contestation de la réforme du collège, de nombreux syndicats appellent les personnels à se mobiliser également sur des questions salariales.
 
Il faut dire que le salaire des enseignants poursuit son décrochage à l’appui de deux facteurs importants. Tout d’abord, par rapport à l’inflation, le salaire des profs stagne, le point d’indice, qui sert de base au calcul du traitement des fonctionnaires, est gelé depuis 2010.  Or, entre juillet 2010 et juillet 2015, la hausse des prix est de l’ordre de 5,8 %. Ainsi, les enseignants ont perdu 5,8 % de pouvoir d’achat en cinq ans.
 
Ensuite, les réformes des retraites ont mis en place, à partir de 2010 avec Sarkozy et en 2012 avec Hollande, une hausse progressive du taux de retenue pour pension civile afin d’arriver en 2020 à un niveau de cotisation égal à celui des salariés du privé, soit 11 %. En 2012, ce taux était de 8,39 % du salaire brut. En 2015, il est passé à 9,54 % et, depuis le 1er janvier 2016, on est à 9,94 %.
 
Selon les calculs réalisés par le syndicat enseignant SNUipp-FSU, « pour une professeure des écoles au 3ème échelon, la perte mensuelle sera de 8 euros, 106 euros par an. Pour un professeur des écoles au 8ème échelon, la perte mensuelle sera de 10 euros, 120 euros par an. Enfin, pour une professeure des écoles au dernier échelon de la hors classe, la perte mensuelle sera de 14,50 euros, 174 euros par an. »
 
Et d’ajouter, dans un communiqué, que « cette mesure vient s’ajouter au gel, pour la cinquième année consécutive, du point d’indice de la fonction publique. Le décrochage salarial des enseignants du 1er degré continue donc à se creuser.
 
Pour le SNUipp-FSU, il est grand temps de reconnaître enfin le travail et le professionnalisme des personnels de l’éducation nationale et de rendre ses métiers attractifs. Il s’agit là d’une exigence autant matérielle que morale pour un métier à haute qualification.
 
Outre la fin du gel du point d’indice, le syndicat demande une mesure immédiate avec l’alignement de l’ISAE sur l’ISOE, d’un montant de 1 200€, versée aux enseignants du second degré. C’est cette urgence de revalorisation salariale qui sera au cœur des revendications portées dans la grève du 26 janvier.
 »

(Crédits photos : CC BY 2.0 - Moyan Brenn)
auteur

   

extrait

La souveraineté populaire doit être défendue.Patronat et banquiers pratiquent le chantage à l'emploi et à la dette pour réduire les droits sociaux. Les gouvernants de droite et de gauche. loin de leur résister. s'évertuent à leur envoyer des " signaux qui les incitent à réclamer davantage. Est-il possible de briser cette soumission ? Oui. répond cet ouvrage. qui propose de porter plus loin les institutions qui sont nées des luttes pour le salaire.

Auteur : Bernard Friot (Auteur)

Traducteur :

Editeur : dispute

Genre : essais de sociologie

Langue : français

Date de parution : 08/03/2012

Total pages :