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Une nécessaire réforme de la gouvernance du premier degré ?

Se rapprocher des besoins à l’échelle locale.

Publié le 08/12/2015 à 04:24
Souvent attaqué comme lieu de la création des inégalités scolaires, le primaire est une priorité pour l’actuelle gouvernement. Pourtant, les réformes conduites jusqu’à présent restent minimales et ne sont pas taillées pour changer profondément la donne.
 
Du côté du syndicat enseignant SGEN-CFDT, un problème de gouvernance se pose au premier degré. Et c’est aussi à ce niveau qu’il faudrait avoir le courage de prendre des décisions importantes.
 
« Les rapports successifs de l'IGEN («Adaptation des systèmes d'information à la gouvernance du premier degré et au pilotage des écoles») et de l'IGAENR («Pilotage et fonctionnement de la circonscription du premier degré») questionnent fortement le fonctionnement actuel du premier degré, dont la gouvernance apparaît de plus en plus archaïque et inadaptée au besoin du service public. Pour le Sgen-CFDT, ce constat sans appel oblige le ministère à aller plus loin qu'une simple refonte des circonscriptions pour ouvrir le débat sur l'établissement du premier degré.
 
Si le Sgen-CFDT est d'accord sur les constats et sur la nécessité d'une évolution de l'organisation de l'école, il estime que les différentes options proposées par les inspections générales (disparition ou redécoupage des circonscriptions, avec une évolution des missions des corps d'inspection) ne sont pas à la hauteur du problème. Pour le Sgen-CFDT, l'entité circonscription est dépassée, tant au niveau de ses missions que de son périmètre.
 
Une rénovation du pilotage dans le premier degré passe par la mise en place d'un établissement public dont les missions devront mieux correspondre au nouveau paysage territorial éducatif : la coordination des interventions pédagogiques, le dialogue avec les collectivités locales. Mais surtout la mise en place d'un établissement doit permettre de rompre définitivement avec un pilotage hiérarchique et lointain au profit d'un pilotage collégial de proximité.
 
Créer un établissement du premier degré, c'est redonner une légitimité pédagogique et éducative aux écoles. C'est améliorer les conditions de travail des directeurs. C'est aussi permettre de prendre en compte celles de tous les personnels dans le cadre d'une organisation collective et démocratique. »

 
De son côté, le syndicat enseignant SNUipp regrette que les moyens mis sur la table ne soient toujours pas à la hauteur des enjeux. Alors qu’on arrive au vote du budget 2016, le SNUipp-FSU s’adresse à l’ensemble des parlementaires pour leur demander d’amplifier l’investissement budgétaire en faveur de l’école primaire et de ses enseignants.
 
« Une fois de plus, le rapport de l’OCDE « Regards sur l’éducation » rendu public hier, confirme ce retard très français dans les moyens attribués à l’école primaire : près de 20 % de moins par an et par élève que la moyenne des pays de l’OCDE. Conséquence, le nombre d’élèves par classe reste parmi le plus élevé notamment en maternelle, la formation continue est en friche, les salaires des enseignants sont en bas de l’échelle et leur temps de travail tout en haut.
 
Pour permettre à notre école de se transformer concrètement afin qu’aucun élève ne reste sur le bord du chemin, cette question des moyens reste aujourd’hui incontournable.
 
3 950 créations de postes sont prévues pour la rentrée prochaine et c’est tant mieux pour les écoles qui vont en bénéficier. Pour autant, le compte n’y est toujours pas. Nous demandons donc un budget qui permette de réduire la taille des classes, de ré abonder les postes de RASED et de remplaçants, ou même de tenir les engagements de la loi pour le « plus de maîtres que de classes » ou la scolarisation des moins de 3 ans. Nous demandons également des moyens pour reconstruire la formation continue des enseignants actuellement en friche. Il s’agit de mesures déterminantes pour la réussite des élèves.
 
De la même manière, nous demandons que le budget 2016 permette l’augmentation de l’indemnité ISAE des enseignants du primaire actuellement bloquée à 400 euros par an, pour la porter à égalité de l’indemnité ISOE du second degré à 1 200 euros annuels. Quantitatif et qualitatif vont de pair. Il est urgent que le budget 2016 soit synonyme de priorité au primaire. »


(Crédits photos : CC BY 2.0 - Petit Louis)

extrait

L'ouvrage aborde le sujet de l'école primaire, moment fort dans la vie des enfants et des parents. Il répond à 16 questions d'enfants :1 .Comment se passe la rentrée des classes ?2 .Est-ce que je peux me perdre dans ma nouvelle école ?3 .Est-ce que le maître habite l'école ?4 .Que fait-on à l'école ?5 .A quoi ça sert, l'école ?6 .Pourquoi ma maîtresse me gronde-t-elle ?7 .Ça sert à quoi, les notes ?8 .Est-ce qu'on se fait beaucoup de copains à l'école ?

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Genre : documentaire jeunesse encyclopedies et dictionnaires

Langue : français

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