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Les syndicats enseignants opposés à la réforme du collège toujours pas reçus au ministère

Une fin de non recevoir.

Publié le 03/11/2015 à 04:21
Depuis que la réforme du collège a été actée dans les textes, le ministère de l’Education nationale ne semble plus vouloir discuter avec les syndicats enseignants unis contre cette réforme qui doit entrer en application à partir de la rentrée 2016.
 
Malgré plusieurs mouvements de protestation et de nombreuses demandes, l’intersyndicale du second degré n’a pas pu obtenir un moment d’échange avec la ministre de l’Education nationale.
 
Cette large intersyndicale composée de 13 organisations syndicales (liste SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SFSDPEP-FO, CGT Educ’action, SNEIP-CGT, SNALC-FGAF, SIESFAEN, SNCL-FAEN, CNGA et A&D CFE-CGC, SNUEP-FSU, SUNDEP Solidaires), qui représente 80% des voix aux élections professionnelles, a demandé à la mi-septembre à rencontrer la ministre sur la réforme du collège.

« Les questions étaient simples, précise le syndicat FO dans un communiqué. Après la publication des textes de la réforme le 20 mai, au lendemain d'une grève majoritaire, alors que l'opposition à la réforme ne faiblit pas, la ministre acceptait-elle de rouvrir le dialogue ?
 
Acceptait-elle de rouvrir la discussion pour déboucher sur de nouveaux textes réglementaires qui prennent en compte les demandes exprimées, notamment le maintien des enseignements disciplinaires, des classes bi-langues et européennes, qui préservent les langues anciennes ?
 
La ministre fait répondre par sa cheffe de cabinet, plus d'un mois après que la demande d'audience a été faite, que ‘les contraintes de son agenda ne lui permettent pas de vous recevoir personnellement’, renvoyant les organisations syndicales vers de simples conseillers sans pouvoir.
 
Le 10 octobre, jour de la manifestation nationale, l'intersyndicale avait insisté pour être reçue : les ‘contraintes de l'agenda’ de la ministre l'avaient fait préférer assister à une ‘fête de la tolérance’ dont la date avait été, à sa demande, déplacée ce jour, à Desvres, dans le Pas-de-Calais, devant quelques dizaines de personnes. »

 
Pour FO, « l'autoritarisme se conjugue au mépris des enseignants et de leurs organisations syndicales, traités comme quantité négligeable. Nous restons déterminés. Nos collègues sont opposés à une réforme qui non seulement ne permettra pas aux élèves de ‘mieux apprendre pour mieux réussir’, et encore moins d'apprendre davantage, mais mettra profondément en cause l’égalité d’accès aux savoirs et aux qualifications sur le territoire national.
 
Ils ne veulent pas du plan de formation formatage que la ministre veut imposer en s'appuyant sur le décret Hamon sur les obligations de services, en invoquant les 1607 heures sur 36 semaines (soit 44h40 en moyenne par semaine).
 
Avec les organisations de l'intersyndicale nous restons déterminés à obtenir l'abrogation de la réforme du collège, à ‘organiser le refus collectif de s'impliquer dans les formations-formatages’. Elles appellent ‘pour cela les personnels à se réunir en AG, et à débattre de l'action, y compris la grève.’
 »

(Crédits photos : CC BY 2.0 - naosuke II)
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extrait

La réforme du collège intervient dans un contexte social très âpre d'inégalité économique et patrimoniale. Or celle-ci, au prétexte de la " démocratie ", pourrait bien se présenter comme un mirage, un leurre, un appât qui aurait pour fonction de faire accepter à l'ensemble du corps social, mais surtout à ceux de l'hémi-France d'en bas la part d'injustice nécessaire à la fiction égalitaire de la grande machine parlementaire sociale-libérale. L'inégalité scolaire n'est pas un problème susceptible d'être traité à part

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Genre : pamphlets politiques, faits de societe, actualite, temoignages, biographies

Langue : français

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